Stress et fertilité

Dans une société où le sujet de la fertilité devient une véritable préoccupation, nous entendons souvent cette phrase : »Plus vous êtes stressé moins vous parviendrez à faire un enfant. »

Mais le stress est une chose abstraite pour beaucoup d’entre nous et dont on sous-estime les effets nocifs car il fait partie intégrante de nos vies actuelles pour le moins  trépidantes.

J’avais donc envie de vous expliquer en quoi le stress influe physiologiquement sur la fertilité féminine et masculine de manière directe.

Les hormones sexuelles (œstrogènes + progestérone pour la femme et testostérone pour l’homme) sont des hormones qualifiées de stéroïdiennes : elles sont fabriquées exclusivement à partir de notre cholestérol.

Ainsi, les œstrogènes fabriqués en grande quantité provoquent un pic de LH déclenchant l’ovulation ; et la testostérone favorise la spermatogenèse et la libido chez l’homme.

Donc sans cholestérol > pas d’hormones sexuelles > problème de fertilité. Vous l’aurez compris.

Et le stress dans tout ça ? Deux types de stress influent :

Tout d’abord, le stress ponctuel déclenche la sécrétion de deux hormones principales : l’adrénaline et la noradrénaline qui permettent d’y faire face. Ces hormones sont à la fois émises par le biais de notre système nerveux qui vient directement déclencher leur sécrétion et se fabriquent également à partir du cholestérol.

Donc si présence d’un stress ponctuel le cholestérol sera destiné en priorité à fabriquer une partie de ces hormones et bloquera ou diminuera la fabrication des hormones sexuelles durant ce laps de temps.

Pourquoi ? Parce que le le corps analyse un élément stressant comme une atteinte à notre survie : il priorise donc la fabrication d’hormones permettant de faire face et mettre fin à ce stress plutôt que celles permettant de se reproduire (c’est pas vraiment sa priorité vu qu’il pense qu’on est en danger !)

Donc si stress ponctuel : diminution de la fabrication des hormones sexuelles par fabrication ponctuelle d’adrénaline et noradrénaline.

Enfin, en cas de stress chronique (càd d’un stress toujours présent ou presque du fait d’un quotidien de travail ou familial oppressant ou difficile), le corps se met alors à fabriquer une autre hormone pour y répondre : le cortisol. Et là il n’est plus aidé par le système nerveux : la fabrication de cette hormone dépend exclusivement du cholestérol.

De plus, contrairement au stress ponctuel, en cas de stress chronique le corps fabrique tellement de cortisol en permanence que nos récepteurs hormonaux peuvent finir par s’abimer car ils reçoivent cette hormone en trop grosse quantité : ils deviennent donc moins sensibles à celle-ci, un peu comme un alcoolique qui ne ressent plus les effets de l’alcool et doit augmenter la dose pour se sentir ivre. Et bien là c’est pareil.

Les récepteurs du cortisol réagissent moins bien à cette hormone et obligent le corps à en fabriquer de plus en plus pour faire face à une situation de stress même mineure.

Avec tout ce cortisol qui doit être sécrété en permanence, le cholestérol ne fabrique plus d’hormones sexuelles (ou beaucoup moins).

Le stress peut donc nous priver de fabriquer nos hormones sexuelles nécessaires à la conception d’un enfant et ainsi léser notre fertilité.

Ainsi éviter les situations stressantes et apprendre à gérer son stress (médiation, relaxation, respirations, sport…) soutiendra notre fertilité.

Pensons-y 💛

Si avoir un corps physique en bonne santé est absolument nécessaire pour concevoir un enfant, nous considérons également en naturopathie que la sphère psycho-émotionnelle possède un grand rôle dans ce chemin vers la parentalité.

Le stress, l’anxiété, les chocs émotionnels, l’absence de place réelle dans notre vie pour un enfant : l’ensemble de ces facteurs peuvent influer sur notre capacité à concevoir.

Vous vous dites peut-être que tout cela est très abstrait alors voici quelques exemples :

Il peut arriver que des femmes et des hommes souhaitant concevoir aient un environnement de vie où il n’y a pas de place pour un enfant : un rythme de vie trop important, stressant, des activités professionnelles très intense…

Or comme vu ensemble dans un précédent [article], les hormones sexuelles et les hormones du stress ont tous deux pour précurseur le cholestérol.

De ce fait, ces précurseurs ne vont pas être utilisés pour la création des hormones sexuelles mais pour maintenir le rythme de vie effréné des personnes : le cholestérol va fabriquer du cortisol et des catécholamines mais pas de l’œstrogène, la progestérone et la testostérone et des difficultés de conception peuvent apparaître.

Par ailleurs, des femmes peuvent évoluer dans un cadre professionnel très masculin dans lequel elles doivent malheureusement faire plus leurs preuves qu’un homme ou montrer un côté masculin pour réussir (et mettre leur part de féminin de côté) : ces femmes vont alors se mettre à sécréter de la testostérone en quantité trop importante ce qui peut perturber leur équilibre hormonal et créer des difficultés de conception.

Et l’influence de notre psychisme se poursuit tout au long de la grossesse également : une maman très inquiète, ayant toujours peur que son enfant décède durant la grossesse, développe un besoin important de sentir que l’enfant bouge dans son ventre.

L’enfant va ressentir ce stress et l’analyser comme en étant la cause : il va donc chercher à faire taire le stress de sa maman en bougeant très régulièrement dans le ventre.

Mais ce mécanisme s’engramme dans le cerveau de l’enfant qui va associer le fait de se manifester à l’apaisement du stress de sa maman : cela peut provoquer à terme une hyperactivité de l’enfant à la naissance.

Le but de ce post n’est ni de déprimer ni de culpabiliser : nous vivons dans un monde très anxiogène et stressant, avec des rythmes de vie bien plus intenses que les générations précédentes et malheureusement très souvent nous n’avons rien connu d’autre comme environnement.

Mais ralentir le rythme et prendre en main sa santé émotionnelle lorsque l’on souhaite concevoir un enfant est une chose merveilleuse pour les parents eux-mêmes qui souvent se trouve plus en accord avec eux-mêmes et également pour l’enfant qui va bénéficier de tout le bien-être mental de ses parents 😊

Et oui car le bien-être émotionnel des parents va bien entendu également faciliter la conception et se transmettre à l’enfant à naître durant toute la grossesse : ainsi, lorsque nous nous sentons bien, heureux, calme, serein, notre enfant ressent tout cela et l’engramme également dans son cerveau.

Et la naturopathie peut réellement vous aider dans cette démarche.

Ce sujet de l’accompagnement de la périnatalité me tient beaucoup à cœur, il constitue une de mes spécialités que je pratique via la consultation classique mais également par le biais de [forfaits sur-mesure] que j’ai mis au point pour vous suivre dans votre projet de conception du début à la fin.

Positivement et naturellement vôtre,

Émilie

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