Gérer mon syndrome prémenstruel au naturel

Le syndrome pré menstruel comme nous l’avons vu précédemment peut aboutir à des symptômes multiples et variés, tous douloureux et difficiles à appréhender pour les femmes et ce dès l’arrivée de leurs premières règles.

Car oui le SPM peut être présent dès l’arrivée de la ménarche (= premières menstruations) d’une jeune femme ce qui peut d’autant la troubler qu’elle ne connait pas du tout ce type de douleurs.

C’est par là que je débuterai ce post avec quelques conseils pour tenter d’éviter ou limiter ce SPM lors de l’arrivée de cette fameuse ménarche.

Comme nous l’avons vu dans le post portant sur la contraception et les hormones, les différentes étapes du cycle féminin sont toutes caractérisées par la présence d’hormones (œstrogènes, progestérone…). Or c’est notre corps qui se charge de les fabriquer à partir des acides gras et notamment des omégas 3 et 6.

De ce fait, lorsque le cycle féminin se met en place, notre corps a un besoin accru en omégas car notre corps va devoir fabriquer des hormones pour la toute première fois : consommer plus d’omégas peut donc contribuer à la bonne mise en place de ces cycles féminins et donc limiter le SPM dans certains cas ➡ poissons gras (sardines, maquereaux, hareng…), d’huile d’onagre, d’huile de colza, huile de noix seront donc des alliés de confiance pour ce travail 🙂

L’arrivée des ménarches peut également générer un stress chez la jeune femme qui plonge dans un monde inconnu. Or ce stress peut générer des douleurs physiques accrues. L’état émotionnel de la jeune femme dépendra notamment du degré d’information reçu par ses proches et notamment par sa maman.

Une bonne communication sur le sujet en amont de l’arrivée des ménarches de la jeune fille va lui permettre d’appréhender cette étape avec plus de sérénité et donc en principe moins de crispation et de douleurs.

Dans des cas où la communication serait limitée et générerait un stress chez la jeune femme, la tisane de passiflore sera d’une grande aide pour ses qualités anti-stress avérées et donc par la même une réduction du SPM en découlant.

Les fleurs de Bach peuvent également trouver leur place dans ce type de cas : le tremble pour l’acceptation de l’inconnu ou encore l’aigremoine pour une acceptation de soi.

Mais au-delà de la ménarche, le SPM peut être présent à tout stade de la vie active de la femme.

Certaines femmes ressentiront plutôt des migraines associées à des douleurs mammaires et un sentiment intérieur de bouillonner : des infusions de gattilier et aubier de tilleul pourront alors les soulager face à ces symptômes.

D’autres femmes au contraire se sentiront très fatiguées et déprimées à l’arrivée de leurs règles : dans ce cas une alimentation riche en iode, zinc et sélénium peut leur permettre d’atténuer leurs symptômes.

Concernant les douleurs de bas de ventre, les tisanes de feuilles de framboisier et de mélisse ont un fort pouvoir calmant (3 tasses par jour et en cas de crise boire un peu de tisane toutes les 30 minutes en continu).

Mais au-delà de ces conseils ciblés, le SPM est lié en grande partie au nombre de toxines que nous avons dans notre corps.

En effet, plus notre corps contient des toxines, plus les règles vont être un moyen pour le corps de le nettoyer de ces toxines en trouvant une porte de sortie (l’utérus puis le vagin) et un moyen de locomotion dans lequel transporter ces toxines (notre sang menstruel).

Le travail donné à notre corps en plus peut donc générer des douleurs supplémentaires au moment de l’arrivée de règles et alors même que ce n’est pas le rôle de notre appareil génital, lieu de conception dont on comprend l’importance d’un état le plus sain possible.

Conclusion ( et c’est la bonne nouvelle du jour !) : une grande partie de notre SPM peut également être améliorée par notre hygiène de vie.

Une bonne alimentation (remplie de fruits et de légumes crues et cuits), de l’exercice physique régulièrement (ainsi les toxines sortent par le biais de la peau via notre transpiration) et une gestion de notre mental pour diminuer notre taux de stress permettant donc de contribuer à réduire ce SPM de manière naturelle.

J’en suis personnellement convaincue car depuis que j’ai changé mon hygiène de vie mon symptômes ont énormément diminués voire quasiment disparu et ce même avec un stérilet en cuivre.

Certes mon corps a dû s’y adapter au fil du temps mais j’ai réellement constaté un changement au fur et à mesure que j’ancrais également mes nouvelles habitudes de vie.

Réduire le sucre, le tabac, l’alcool, le café, les aliments industriels tout en augmentant les apports en omégas 3, 6 pour les hormones et les fruits et les légumes pour les vitamines permettent un meilleur métabolisme et contribuent donc à diminuer le SPM de manière durable.

Pas de miracle, l’hygiène de vie prend du temps mais cela peut réellement aider !

Et puis bien sûr je n’oublie pas avant de clôturer cet article le pouvoir de la traditionnelle bouillotte chaude sur les parties douloureuses.

Et bien entendu, si votre SPM ne vous laisse pas tranquille, n’hésitez pas à prendre rdv pour une consultation : nous mettrons en place ensemble une hygiène de vie adaptée à votre situation pour que puissiez vivre sereinement à cette période mensuelle.

Positivement et naturellement vôtre,

Emilie

Articles similaires