Effets de la pilule contraceptive sur le corps

Malgré un recul attribué au scandale sanitaire en 2010 autour de la pilule, celle-ci demeure à ce jour, le moyen de contraception le plus utilisé par la femme française.

Beaucoup d’articles expliquent les dangers potentiels de la pilule et je ne peux qu’aller dans leur sens après avoir étudié ce moyen de contraception d’un point de vue naturopathique.

Mais ce que je souhaite surtout vous partager aujourd’hui c’est le fonctionnement de ces hormones de synthèse et leur interaction avec nos propres hormones afin d’amener une compréhension plus claire de l’effet de la pilule.

Et pour cela il convient de comprendre le fonctionnement de nos propres hormones corporelles puisque c’est avec celles-ci que la pilule va interférer.

Alors revenons à l’essentiel à savoir les deux phases du cycle féminin :

La première phase (phase folliculaire) commence le premier jour des règles et s’achève lors de notre ovulation. Du point de vue hormonal, nous observons la stimulation d’une hormone nommée « LH » qui va elle même stimuler au fil des jours une autre hormone plus connue : les œstrogènes. Ces deux hormones combinées permettent ainsi à l’ovule de se développer dans nos ovaires et d’être ensuite relâché dans la trompe utérine au moment de l’ovulation.

La seconde phase (phase lutéale) s’étend de l’ovulation jusqu’à la veille de nos prochaines règles : dans cette phase, les œstrogènes sont toujours présents mais en moindre quantité et c’est la progestérone qui est principalement émise afin d’aider à la potentielle nidation de l’ovule en cas de fécondation.

Dans l’hypothèse où l’ovule est fécondé par un spermatozoïde, les œstrogènes et la progestérone continuent à être émis par le corps afin de contribuer à l’implantation de l’œuf dans l’utérus, notre corps a donc un taux hormonal important🐣

Si l’ovule n’est pas fécondé en revanche, plus besoin de ces hormones qui vont alors chuter provoquant ainsi l’arrivée des règles et un nouveau cycle (et expliquant au passage nos les variations de nos ressentis avant les règles dus en partie à cette baisse d’hormones et donc tout à fait compréhensible🙂)

Et voici ce qu’il se passe quand on prend la pilule :

Avec la pilule combinée (la plus courante), une diffusion à très haute dose d’œstrogènes et de progestérone combinés est délivrée en permanence : notre corps va assimiler la présence de ces deux hormones à la deuxième partie de cycle et penser qu’un ovule a été fécondé. En bref nous faisons croire à notre corps que nous sommes enceinte en permanence !

De ce fait, cette pilule bloque totalement notre cycle, l’émission de nos hormones naturelles (pas besoin car il y a déjà celles de synthèse en quantité astronomique !) et notre ovulation n’a jamais lieu (logique puisque le corps croit que nous sommes enceinte donc il n’ovule pas!)

Pourquoi cela n’est-il pas idéal pour notre corps ?

Les hormones de synthèse sont considérées comme des éléments toxiques par le corps (n’oubliez pas que la pilule est un médicament du point de vue de notre corps car ce sont des substances fabriquées chimiquement 💊) ; le foie va donc tenter de les éliminer avant qu’elles ne pénètrent dans le sang ce qui va conduire, d’année en année à un épuisement hépatique.

Prenant en compte ce mécanisme, les fabricants ont bien donc très largement surdosé les pilules en hormones de synthèse pour être sûrs qu’il en reste après l’action d’élimination menée par notre foie, aboutissant à nous faire ingérer des taux d’hormones extrêmement élevés au quotidien là où notre corps ne produit que le taux d’hormones naturelles dont il a besoin.

Or, les œstrogènes de synthèse passés non éliminés par le foie et passés dans le sang vont finir stagner dans notre utérus et dans nos glandes mammaires au fur et à mesure des années et s’entasser dans nos tissus. Cette accumulation accroît le risque de possibilité de développer un cancer hormono-dépendant.

Par ailleurs, un taux d’œstrogènes de synthèse anormalement élevé a pour effet d’épaissir le sang, demandant un travail supplémentaire à notre pompe cardiaque pour le faire circuler et favorisant ainsi les risques de troubles cardiovasculaires.

De plus, au naturel, la femme fabrique un peu de testostérone ayant notamment un effet sur la libido. La présence d’hormones de synthèse (surtout dans les pilules prescrites contre l’acné) inhibe totalement cette fabrication provoquant ainsi une perte de la libido possible chez les femmes (sympa pour une jeune femme au début de sa vie sexuelle ! Et même après bien entendu…)

Enfin, les hormones de synthèse en excès ont pour effet de créer un stress sur l’organisme ce qui va déclencher la secrétion naturelle d’une autre hormone pour combattre ce stress : le cortisol. Or un excès de cortisol détruit une l’hormone précurseur de la sérotonine qui est, rappelons-le l’hormone du bonheur ➡ pas étonnant qu’il y ai des baisses de moral chez les femmes prenant la pilule.

Je pourrais continuer encore longtemps (vraiment je pèse mes mots) mais je vais m’arrêter là. Tous ces effets secondaires sont inscrits sur les notices mais je tenais à vous les expliquer pour les rendre plus réels.

La pilule est un bon moyen de contraception mais n’est plus le seul depuis plusieurs années maintenant. Il existe d’autres moyens moins invasifs pour le corps.

Positivement et naturellement vôtre,

Émilie

Articles similaires