Déséquilibre de la flore intestinale et dysbiose

Déséquilibre très courant, la dysbiose intestinale est pourtant encore peu connue et surtout peu prise en charge alors pourtant qu’elle est handicapante dans ses symptômes.

Ballonnements, ventre gonflé et tendu juste après manger façon « femme enceinte », spasmes douloureux, gaz odorants, reflux, alternance entre constipation et diarrhées… Autant de signes qui sont quasi dans tous les cas révélateurs d’une dysbiose intestinale quelle que soit sont type (SIBO, SIFO, candidose…)

Mais revenons aux bases : qu’est-ce qu’une dysbiose intestinale ?

Comme je vous l’indiquais dans mon dernier article « Microbiote, immunité et fertilité », nous possédons tous plusieurs flores en nous et notamment une flore intestinale composée elle-même de trois types de flores :

  • La flore commensale
  • La flore pathogène
  • La flore transitoire

Lorsque notre flore intestinale est à l’équilibre, ces trois types de flores (comprenant des bactéries, des champignons…) s’expriment dans nos intestins de manière respectueuse les unes des autres.

La flore commensale (ou bonne flore) est correctement nourrie et se développe bien et abondamment, la flore transitoire est présente et la flore pathogène s’exprime mais en quantité limitée.

Si nous déséquilibrons cette flore (du fait du stress ou d’une alimentation déséquilibrée) alors il se peut que notre flore pathogène se développe trop et prolifère. Elle entre alors en concurrence avec notre flore commensale et va littéralement l’empêcher de se nourrir : un peu comme si notre flore pathogène était un lion et que notre flore commensale était une hyène > si le lion veut manger avant la hyène il n’aura aucun souci à le faire car il est plus fort.

Et bien dans ce cas c’est pareil : quand notre flore pathogène se développe trop, elle prend le dessus sur notre flore commensale qui n’est pas de taille.

Résultat : notre bonne flore n’est plus correctement nourrie et notre mauvaise flore augmente, créant ainsi des digestions bien plus compliquées qu’avant car la bonne flore nous aide à bien digérer.

Par ailleurs, le déséquilibre de cette flore et l’omniprésence de notre flore pathogène va créer de la porosité intestinale ennemi public n°1 de notre digestion !

En effet, lorsque tout fonctionne, les parois de notre intestin grêle sont faites de jonctions serrées qui laissent passer uniquement les nutriments : en gros les cellules constituant les jonctions sont très efficaces et font un vrai tri de ce qui passe ou ne passe pas à l’entrée de nos vaisseaux sanguins : un peu comme un videur hyper sélect un samedi soir à Paris qui ne laisse rentrer que des VIP (ici les nutriments) et laissent choir cruellement le bas peuple (ici les aliments non transformés en nutriments par exemple).

Sauf que lorsque l’on est en dysbiose et que l’on développe de la porosité intestinale, ces jonctions serrées ne font plus leur travail correctement et se détendent laissant alors passer toutes sortes de choses qui ne devraient pas dans notre réseau sanguin : c’est un peu comme si le videur voulait faire connaître une nouvelle boîte dans Paris et invitait tout le monde y rentrer !

Du coup, là encore nos digestions se trouvent fortement perturbées et les symptômes comme les ballonnements, le ventre tendu de femme enceinte, les spasmes, la constipation, la diarrhée, les gaz reviennent alors de plus belle.

Mais fortement un rééquilibrage naturopathique de cette flore est totalement possible par une adaptation alimentaire, un nettoyage naturel des intestins, une bonne gestion du mental, sans oublier de l’exercice physique pour sortir les déchets et aider le foie dans son travail !

Et vous avez-vous déjà ressenti ce type de symptômes ?

Partagez-moi vos expériences nous en discuterons ensemble avec plaisir.

Deuxième volet de la dysbiose la semaine prochaine : le déséquilibre de la flore colonique.

Positivement et naturellement vôtre,

Emilie

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